‹ ThéâtreChapitre 896 sur 971 · DON CÉSAR, LAZARILLE · texte numérisé non relu

DON CÉSAR, LAZARILLE

La porte à droite s'entr'ouvre.et Lazarille paraît à demi.

(Nuit).

LAZARILLE Per.sotMie !.. . (// va regarder au fu/id. Cri loiniain: Sentinelles veillez! — Bas, à dm César, qui parait.) Fusez!... cette clef ouvre h poterne... Hâtez-vous!...

DON CÉSAR, chancelant comme un homme ivre, et se frottant les yeux. Ah ça. ce n'est pas un rêve!... Je suis vivant !... (.4 Lizarille.) Je n'ai donc pas entendu les balles siffler à mon oreille ?

LAZARILLE , bas. luipossible!... les voici toutes!

DON cfiSAR. Comment?

LAZARILLE. I-c gardien des arquebuses, c'était moi!... Moi, qui vous ai dit : Tombez et ne bougez i)as!

DON CÉSAR, prenant les balles. Douze!... le compte y est. [Les mettant dans sa poche.) Allons, j'aime mieux les a\oir dans ma poche que dans ma |)oitrine.

lazaujlle, vivement, en l'entraînant.

Partez!... (juittcz Madrid!

DON CÉSAR, fr<inrhis.'>ant le rempart.

Adieu!... {Au rnoment i.e disparaiire, et com)ne par rcininisccntc.) Tiens! mais maintenant (pie je suis mort, je n'ai plusdecréau ciers! [Aouvcaucri : Sentinelles, veillez! — Ils se haïssent tous deu.r. lieparaissanl.) Ah! diable !... mais je suis marié!

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