‹ ThéâtreChapitre 929 sur 971 · JACQUES, THOMAS · texte numérisé non relu

JACQUES, THOMAS

THOMAS. Les infâmes ! courage, courage, et nous pourrons poursuivre vos assassins; je les reconnaîtrai, moi...

JACQUES. Tu les reconnaîtras?

THOMAS. Oui , car j'ai marqué le second venu d'une blessure qui ne s'elîacera jamais... Mais tâchons d'abord d'étancher le sang de votre blessure.

JACQUES. Elle est mortelle !

THOMAS. .Mortelle !

JACQUES. Ecoute.... Tu diras à mon fils qu'un comte d'Edimbourg. . . Oh ! mon Dieu !

THOMAS. Mais où est votre fils?

JACQUES, se levant et cherchant à marcher. Mon fils... oh! délire... je meurs... le sang. . . c'est près du cœur. . . que. . . {Il tombe soutenu par Thomas.) Et mourir quand. . . la vie recommençait.

THOMAS. H se meurt!... et personne...

Catherine!... absente!... Henry... ne doit plus rentrer dans cette maison... A qui demander secours? (// fait un effort pour le soulever.) Il est mort!... Ils l'ont tué... Mais quel intérêt avaient donc ces misérables à frapper cet homme?. . . Ils voulaient le voler sans doute... Les infâmes! si je les suivais, peutêtre qu'à la trace du sang que doit perdre celui que j'ai blessé... Mais il fait nuit. {On jette par la fenêtre une pierre entourée d'un papier qui tombe dans la chambre.) Qu'estce cela? {Il ramasse et développe.) Une lettre? A qui s'adresse-t-elle? {Il va la lire près de la fenêtre.) « Thomas Patrick. » A moi... ( Il lit. ) « Un noble et puissant personnage » prendra dignement soin de ton fils qu'il » vient de faire enlever de l'hôtellerie des » JMuletiers, et voilà ce qu'il t'ordonne : de- » main, au lever du soleil, tu parth-as comme )) marin volontaùe sur un bâtiment qui met » à la voile pour les Indes. Si tu fais un pas » vers la ville, si tu dis un seul mot de ce que » tu as vu, appris ou découvert, ton fils sera » égorgé sur l'heure. Sauve ou condamne ton » fils John... Choisis et sans retard. » Mon John, mon fil sentre les mains de ces infâmes! ( Il va pour sortir furieux. . . il s^ arrête. ) Mais si je veux le défendre, ils vont le tuer.. . Et toi, vil assassin, que ma hache a mutilé, je saurai bien te reconnaître... Mais, si je te cherches, tu égorgeras mon fils... Oh! mon Dieu !... Conseillez-moi... Seigneur! donnezmoi la force et la raison... car ma tête s'égare dans la douleur... [Tombant avec déchirement.) Oh! mon enfant... Seigneur !... gardez-moi... mon enfant!

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