‹ Théâtre Avec préfaces (volume 2)Chapitre 51 sur 193 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Mkmes, madame delpierre.

madame delpierre.

Ah ! voila les deux amoureux ensemble !

MADAME 15 ON M! VILLE

Et voilà madame ma iille qui se moque de moi I La vérité est que tu ne connais pas cet enfant-là!

MADAME DELPIERRE.

C'est entendu ! je ne lui rends pas justice ! (a Fernand.)

Viens embrasser ta marâtre !... (L'enfant court à elle et l'embrasse ;

-à madame Bonneviiie.) Ah çà ! sais-tu que je vais être jalouse ?. .. Tu ne me gâtais pas tant que cela dans mon temps.

(MADAME BONNE VILLE

Il faut bien que je le gâte un peu!... Tu es si raisonable avec lui !

MADAME DELPIERRE, riant.

Il faut bien que je sois raisonnable, j'ai besoin de l'être pour trois. Son père et toi, vous me le gâtez ! Son père surtout! C'est plus que de l'amour paternel, c'est de l'iilolàtrie.

MADAME BONNE VILLE

st que je vais te dire... (L'emmenant à gauche.) Je ne veux pas parler de lui... devant lui... pour ne pas lui donner

d1 amour-propre, mais, vois-tu, cet enfant-là est par- Uculier ! une sensibilité exquise !... etaveccela honnête... honnête comme toi !

MADAME DELPIERRE, riant.

Ah ! ah ! Ce n'est pas peu dire !... Quand je pense que lorsque j'avais cinq ans, tu m'appelais déjà l'honnête homme!... (L'embrassant.) Tiens!... je t'adore!... parce que tu es toujours la même.

MADAME BONNEVILLE

C'est bon, c'est bon... je m'entends! Sous ta gaieté perpétuelle... il y a une Romaine !

MADAME DELPIERRE, gaiement.

Autrement dit... une matrone ! Bien obligée.

MADAME BOXNEVILLE.

Quelle rieuse !

Eh ! qui rirait dans ce monde, sinon l'heureuse créature qui a une mère comme toi, un fils comme lui et un mari comme le mien? Ah çà, tu dînes avec nous.

MADAME BONNEVILLE

Très volontiers !... Je ne sais pas pourquoi j'ai un chez moi, je suis toujours chez vous.

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