SCÈNE III
Les MÈMES,moins BOYER MADAME DESGRAXGES, bas k sa fille.
Je commence l'attaque. (Allant à son mari.) Mon ami !
DESGRANGES
Ma femme !
MADAME DESGRANGES
Est-ce qu'il ne te semble pas que c'est la Providence qui t'a envoyé ce brave homme?
DESGRANGES
Ln Providence? Pourquoi?
MADAME DESGRANGES
Ne l'entends-tu pas qui te dit...
DESGRANGES
La Providence?...
MADAME DESGRANGES
Oui !
Eh bien? qu'est-ce qu'elle me dit?
MADAME DESGRANGES
Desgranges, te laisseras-tu vaincre en amour paternel par ce paysan ? Desgranges...
DESGRANGES, rintcrrompant.
Desgranges, donne deux cent mille francs de dot à ta fille !
MADAME DESGRANGES
Eh bien ! oui, mon ami !
DESGRANGES
Eh bien ! non, ma femme !
MADAME DESGRANGES
Mais...
DESGRANGES
ïu me connais I Tu sais que quand j"ai dil non. (■'<'<[ non. N'insiste pas 1
MADAME DKSGRANGES.
Monsieur Desgranges ! Veux-tu savoir toute ma pen^c. Tu n'as ni cœur ni entrailles !
DESGRANGES
C'est convenu, ma femme.
MADAME DESGRANGES
Tu n'es pas un père, tu es un...
Un bourreau I
(Déclamant.)
Bourreau de votre fille, il ne vous reste, enfin, Que d'en faire à sa mère un horrible festin !
Iphifjénic, acte 3*.
MADAME DESGRANGES
Monsieur Desgranges !