SCENE IX
Les Mêmes, Le Domestique.
Madame! Madame! Monsieur appelle Madame! Il est en bas avec tous les meubles ; il ne sait où donner de la tête!
MADAME CUAMEROY.
Oh! je le crois ! J'y vais. (Eiie sort.)
PAUL Vapprêtant à la suivre.
Nous y allons fous.
HENRIETTE, l'arrêtant.
Un dernier conseil!
PAUL, gaîment.
Encore ! c'est que j'ai dépensé tout ce que j'avais de raison! Je suis à sec!
HENRIETTE
Ne riez pas ! c'est très important.
PAUL
Eh bien, voyons, qu'est-ce que c'est?
HENRIETTE
J'ai une grande peur...
PAUL
Laquelle ?
HENRIETTE
Je crains... c'est étonnant, tout ce qui m'est venu à
l'esprit depuis une demi-heure! Je crains que le monde où je vais entrer ne soit bien nouveau pour moiî... Je crains que la famille de M. de Vérac et mes parents ne soient bien différents de goûts, d'habitudes, de langage, et que... j'hésite à vous expliquer ce que je sens... je crains que mes parents, que j'aime tant, ne soient pas heureux... que des malentendus... des froissements...
PAUL
Eh bien,n'êtes-vouspas là?...A vous de tout prévenii Avec votre finesse, car vous êtes très fine tout en étant très franche, soyez la voix qui concilie â^ÉManii^. le 4a<it-^-4étouime les petits orages, le eharna^ quilles di -sipe, l'esprit qui les fait tourner en gaîté,XJ^ 4yC4^ h^
IIENUIETTE. / '
Je tâcherai !... mais...
PAUL
C'est bien facile ! Tous ces braves gens, votre mère votre belle-mère, votre père et votre mari vont vous adorera qui mieux mieux! Eh bien, faites qu'ils s'aiment en vous... qu'ils s'unissent en vous!
HENRIETTE, émue.
Oh! oui! je comprends ! que vous êtes bon de me parler ainsi! Mais il faudra m'aider toujours... me conseiller toujours! La ti\che est si malaisée et je suis si novice! 11 ne faut pas abandonner votre ouvrage î Ti rtnrîrn venir nous voir souvent... très souvent.
PAUL
T;iiii que vous le voudrez!
HENRIETTE
Vous me le promettez?
PAUL
Je vous le promets,
UENRIETTB.
MtMci!