SCENE V
Lbs MsmBS, VALENTINE, Maurice se retire do son côté. VALENTINE, à la cantonade.
C'est bien ! je vais écrire
Entrant en scène avec des papiers.
;)uelle tête ! ah ! bon Dieu ! quelle tête
DUBREUIL
Hé! dis-moi, \ qui donc en as-tu?
VALENTINE
Mais à la mère Alfroy, Qui toute seule, ici, me donne plus à faire ^ue tout un comité!
DUBREUIL
Comment? pour quelle affaire?
VALENTINE
Pour son fils Léopold, un fort mauvais sujet! Et Madame est d'un faible avec ce bel objet! J'ai beau lui répéter qu'il faut être sévère Pour les enfants!... surtout pour les fils!...
DUBREUIL, riant.
Ah! j'espère!.
VALENTINE
Savez-vous sa réponse?... Il est si beau garçon!... Ohl les mores vraiment sont d'une déraison!... d'est désolant!...
Apercevant Maurice, et avec embarras.
Monsieur Maurice de "Verdière ! . . .
DUBREUIL
Lui-même!... Il vient...
MAURICK, bas.
Monsieur! de grâce!
DUBREUIL, bas.
Laissez fai Nous savons ménager ces choses-là!
A Valentine, tout haut.
Tu sai Que Monsieur demanda la main le mois passé...
MAURICE, à part.
Comme c'est ménagé!
VALENTINE, basa son père.
Eh! mon père! mon père...
On ne parlejamais...
DUBREUIL, tout haut.
Eh ! pourquoi donc, ma cher».'
VALENTINE, bas.
Je te dis que personne...
DUBREUIL
Eh quoi ! depuis un mois N'avons-nous pas tous deux redit plus de vingt fois?
VALENTINE, bas.
Encor! mais tais-toi donc!
DUBREUIL
Non, pas de réticence!
C'est cruauté de l'aire attendre la sentence!... Et vu que le jeune homme ici même présent Pour son propre mérite est assez complaisant, VA veut dans mon refus voir quelque stratagème, Tu vas, si tu veux bien, lui répondre toi-même.
♦ VALENTINE
.\h! par exemple!
Allons!
VALENTINE
Que de ma bouche ici...
DUBREUIL
Je l'exige!...
Jamais!
MAURICE
Je le demande aussi.
VALENTINE
Mais, Monsi(3ur...
MAURICI-:.
Ce n'est pas orgueil, Mademoiselle!
Mais cette illusion, hélas! était si belle, Que mon cœur, je le sens, ne perdra tout espoir Que lorsque vos refus m'en feront un devoir...
DUBREUIL
Voilà le premier mot de bon sens que vous dites!...
A sa fille.
Allons I
VAL E N T I N E, s'tipprochant de lui.
Mon Dieu, Monsieur, croyez que vos mérites...
A part.
Quelle position!...
Haut.
Et bien certainement...
Votre esprit...
A part.
Je m'embrouille abominablement!... ^
Haut.
J'ai tort, sans doute... Mais... je crains... Mon caractère... Je ne pourrais choisir...
A sou pore, bas.
Mais souffle-moi donc, pèrel
Haut.
Choisir... quelqu'un... quelqu'un...
DUBREUIL, bas.
Quelqu'un qui ne laiL
VALKNÏINE.
Oui ne fait rien... et qui... fût-il même très biec... Ainsi que vous!... Non! Si !...
 part.
Dieu! que c'est difficile!..
Haut.
Je veux dire... un jeune homme...
DUBREUIL, soufflant tout bas.
Inutile...
VA LE N TIN E, répétant.
Inutile...
Se reprenant.
Pas toujours... non... mais qui serait... aurait été... Inutile... inutile à la société!
Elle salue pour sortir, puis à part.
Ouf! ce n'est pas sans mal! Et puis je suis certaine Qu'à ce pauvre monsieur j'ai fait beaucoup de peine...
Voyant que Maurice sourit.
11 rit! oh! quelle horreur I
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