‹ Théatre. Avec une introdChapitre 227 sur 342 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PASCAL, MORINVILLE.

MORINVILLE.

C'est ici que demeure M^"" Floridor, mon ami ?

PASCAL, pleurant.

Oui, monsieur.... Ah!..

MORINVILLE.

Voudriez-vous aller lui annoncer que c'est son cousin Dumont de Morinville, avocat à Brive-la-Gaillarde, qui demande à la voir. Elle est absente, je le sais, mais la maison où elle s'est retirée après le funeste événement ne doit pas être loin d'ici.

PASCAL, à part.

Qu'est-ce qu'il dit donc?.... (h«ui.) Oui, monsieur, ah!....

MORINVILLR.

Un moment, mon ami, vos larmes font honneur à votre âme et prouvent rattachement que vous aviez pour votre maître.... Je suis pénétré comme vous.... mai> enfin nous sommes tous mortels.... et en bonne foi la vie est sujette à tant de traverses.... quand on a le malheur d'être père de famille, comme moi.... D'ailleurs mon cousin Floridor était déjà d'un ccrt;iiii

Age M. Dorval, homme de loi, dcmoure-t-il loi

d'ici?

PASCAL

(a pirt.) M. Dorval ! (luut et en piearmni.) Non, monsieuf. A part.) 0»'est-ce que c'est donc? on dirait qu'il fait semblant de pleurer comme moi.

MORINVILLR.

Faites-moi le plaisir de l'avertir aussi de mon arrivée. Vous me permettrez d'attendre ici.

PASCAL

Oui, monsieur.... ah !

MORINVILLR.

Allons, allons, mon ami, un peu de courage, un peu de philosophie; il en faut. Moi, qui vous parle, j'en ;ii besoin plus qu'un autre.

PASCAL

Ah! monsieur.

MORINVILLR.

C'est bon, allez, allez, mon ami.

Page 1