‹ Théatre. Avec une introdChapitre 238 sur 342 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

MORIN VILLE

Allons, ne vous gênez pas ; votre bel habit turc est dans le cabinet.

FLORANGEAG.

Votre habillement complet de Crispin est dans celui-là.

MORIN VILLE

Ûue maudit soit Fauteur de ces Trois Jumeaux vénitiens^ avec son habit vert galonné en orl

FLORANGEAG.

Oui, sans doute, c'est lui qui a donné à mon cousin ridée de cette détestable condition.

MORINVILLE.

Eh bien, qu'attendons-nous encore? partons.

FLORANGEAG.

Oui, sans doute, allons-nous-en, nous n'avons plus rien à faire ici.

MORINVILLE.

Eh bien, qu'est-ce que vous faites donc? vous approchez de ce cabinet?

FLORANGEAG.

Pas du tout, je pars; mais il n'y a pas de mal à regarder, par pure curiosité, l'habit.... que je ne mettrai pas.

MORINVILLE.

La curiosité pourrait bien vous porter à l'essayer.

FLORANGEAG.

L*essayer? non certes.*., cependant l'essayer ne serait pas encore me montrer dans les rues, (ii ouvre le cabinet.) Ah ! mon Dieu, on ne nous a pas trompés. Le voilà sur une chaise.

MORINVILLB.

Fort bien, mon frère, vous voilà presque décidé. Voulez- vous que je vous serve de valet de chambre?

FLORANOBAC.

Taisez-vous donc, mon frère : vous imaginez-vous que je sois capable?... Mais vous-même, vous approchez de ce cabinet.

MORINVILLB.

Mon Dieu, non; je prends ma canne cl mon chapeau pour partir.

FLl)UA>UKAi;.

Et moi, de mon côté.... Trente mille francs.... Je no veux plus regarder.... Âhl ah! c'est là où se trouve I bibliothèque de mon cousin; il y a peut-être des livre» de médecine.

MORINVILLK.

Vous cherchez un prétexte pour entrer.

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