SCENE XV
MORINVILLE, FLORANGEAG.
MORINVILLE.
Mon frère?
FLORANGEAG.
Eh bien, mon frère.
MORINVILLE.
Nous sommes joués, mon frère.
FLORANGEAG.
On se moque de nous, mon frère.
MORINVILLE.
Même après sa mort, mystifier les gens I
FLORANGEAG.
Voilà le premier défunt qui puisse s'amuser aux dépens d'un médecin.
MORINVILLE.
Un avocat en Grispin !
FLORANGEAG.
Un médecin en Turc !
MORINVILLE,
Nous faire faire un voyage de soixante lieucs pour cette belle équipée!
FLORANGEAG.
Si nous étions en carnaval encore.
MORINVILLE.
Ah! je ne dis pas....
PLORANOBAC.
Trente mille francs.... si Ton était bien sûr que cela ne parvînt pas jusqu'à Brives.
MORINVILLB.
Ils sont capables de le faire insérer dans les journaux.
FLORANOBAC.
Le notaire ne peut pas demeurer bien loin.
MORINVILLB.
Mais il a des clercs. I^ belle figure que nous ferions devant ces jeunes cens !
KLORANOKAG.
Allons, allons ; j'emmène ma fille, et je pars.
MORINVILLB.
Moi je me fais indiquer la maison de campagne où l'on a envoyé mon fils ; je vais le chercher moi-môme, et je retourne à Brives.
FLORANOBAC.
Oui, parlons.
MORINVILLB.
Sur-le-champ.
PLORANOEAC.
C'est vous, pourtant, mon frère, qui nous valez celle humiliation.
MORINVILÏ.B.
Allons, encore des reproches ; vous êtes bien intéressé, mon frère ; car, je le vois, vous seriez sur le point de céder et d'endosser Thabit de chef des eunuques.
FLORANOBAC.
Moi? dites plutôt que vous seriez charmé que je vous donnasse l'exemple.