‹ Théatre. Avec une introdChapitre 243 sur 342 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

MADEMOISELLE BEAUPRÉ, FLORANGEAG, habillé

en Turc.

FLORANGEAG.

Il faut convenir que l'homme est bien faible dans ses résolutions !

MADEMOISELLE BEAUPRÉ

Ehl mais, que vois-je? Eh! vraiment oui ; M. Floridor ne m'avait pas trompé ; en voilà déjà un en costume.

FLORANGEAG i

Dieu sait comme mon frère va se moquer de moi;

MADEMOISELLE BEAUPRÉ

Monsieur, j'ai bien l'honneur de vous souhaiter le bonjoui*;

FLORANGEAG.

(^hl ciel, quelqu'un. Où me cacher?

MADEMOISELLE BEAUPRÉ

Enchantée d'être la première de la troupe à faire connaissance avec un camarade qui est tellement possédé

3i8- LE VItUX COMEDIEN.

de l'amour de son art qu'il prend son coslumc avant la représenlatioii.

FLORANQBAG.

Mais, madame, permettez....

mâdbmoisbllb bbauprb.

Quel est le genre de monsieur? est-ce l'opéra, le tragique, le comique? Va-l-il jouer Maliomel, Urosmane, Bajazct, le marchand de Smyrne, ou Sonder de Zèmire et Azor*

FLORANQBAG.

Mais, madame, je voudrais....

MORIN VILLE, eu CrUpin. MADAME BL'AUPIŒ, FLOHANGEAC.

MORINVILLB.

Je n'ose faire un pas.

MADBMOISBLLB BBAUPRB.

Oh! pour celui-là, on n'a pas besoin de demander son emploi; c'est mon Crispin. Approchez; venez présenter vos hommages à votre Lisette.

MORINVILLB, a part.

Ah ! mon dieu, une femme, et mon frère en Turc.

FLORANGBAC, de même.

Mon frère en Crispin I

MADEMOISELLE BEAUPRÉ

« Bonjour, Crispin, bonjour. » Allons donc, à vous, puisque je vous donne la réplique. Vous voyez en moi Eulalie de Beaupré, la première soubrette de la troupe dans laquelle vous allez débuter.

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