SCENE III
BOURDEUIL, MADAME DORSAI, MADAME BOURDEUIL, très-agitée.
MADAME BOURDEUIL, d'un ton très-sec.
Eh bien, monsieur, je vous fais mon compliment sincère.
BOURDEUIL, étonné.
Sur quoi?
MADAME BOURDEUIL.
Elle est charmante, et vous ne pouviez pas mieux choisir.
BOURDBUIL.
Encore?.... Quoil nous reviendrons toujours sur le même sujet, (a r»ri.] Ah! mon Dieu, est-ce que par hasard, sans m'en douter, j'aurais fait une infid»Milt'* à ma femme ?
ilADAMB BOURDBUIL.
Vingt ans au plus, des yeux bleus magnifiques.
BOURDBUIL, lrè« en col«rv.
Madame, à la Ira, quel rôle prétendez-vous me faire jouer ici? Se fait-on un jeu de s^amuser à mes dépens? (a part.) Mais sur quel apparence enfin?... (lUut.) Depuis ce matin, tout le monde est après moi : Tune me fait de la morale, l'autre m'accable de reproches, (a part.) Hier, j'ai déjeuné chez un agent de change, sa femme était des nôtres ; mais elle a cinquante-deux ans.
yADAMB BOURDBUIL.
Vous avez beau chercher, monsieur, les moyens de vous excuser, vous n'y parviendrez pas.
BOURDBUIL.
C*en est trop ; je quitte la partie et ne prendrai pas même la peine de me justifier; maintenant plaignez-vous, dites que je suis un ingrat, un perfide; puisque votre folle jalousie l'emporte sur la raison, cequej'aidemieux à faire, c'est de vous laisser le champ libre.