SCÈNE IV
MADAME DORSAI, MADAME MONTALAN, BOURDEUIL, MADAME BOURDEUIL.
BOURDEUIL.
Eh I viens donc, ma chère amie. Mais pardon, ce mot m'est échappé; je sens maintenant que je ne suis plus digne de le prononcer.
MADAME DORSAI.
Ma chère amie, monsieur vient de nous faire l'aveu de ses torts.
an LES DEUX MÉNAGES.
MADAMB BOURDBUIL.
Enfin, monsieur, vous convenez de votre perfidie, vi vous n'en rougissez pas ?
BOURDBUIL.
Je n'en rougis pas ! (oun ton tragique.) Ah ! puissent au contraire les remords que j'éprouve eflraycr à jamais les maris imprudents qui oseraient m'i mi ter! (Okiement) Mais excusez-moi, madame Bourdeuil, si je ne cherche pas encore à flécliir votre colère; je dois auparavant terminer avec madame, (a madamo Moni«i«n.) Tout à Theure, vous me demandiez votre portrait; c'est juste, puisque je renonce à vous pour jamais.
' MADAMB BOURDRUII..
Devais-je m'attendre à tant d'humilialions.
BOURDBVII..
Mais, avant de me défaire d'un bien si pirécieux, j'y mets une condition.
MADAMB MONTA LAN.
Une condition, monsieur ?
BOURDBUIL.
Oui, madame ; c'est qu'à votre tour, vous me rendre/ le mien.
MADAMB MONTALAN.
Gomment?
BOURDBUIL.
Je ne vous parle pas de mes lettres ; probablement vous les avez déchirées.
MADAME MONTALAN, trè«-vivement.
Que dites-vous donc, monsieur?
MADAME DORSAI, de même.
Ciel ! quel langage osez-vous tenir ? Je connais madame, et je réponds....-