‹ Théatre. Avec une introdChapitre 291 sur 342 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

BOURDEUIL, à part.

Bien ! bien ! (Haut.) Certainement madame est trèsvertueuse ; c'est moi seul qui suis le coupable ; je me suis fait passer pour célibataire. On dit que c'est un moyen de séduction fort en usage parmi beaucoup d'hommes mariés. ( a sa femme. ) Oui, ma chère amie, donne-moi les noms les plus odieux, mais n'accuse point madame, et si, malgré tous les efforts de sa vertu....

MADAME BOURDEUIL.

Quel épouvantable scandale !

MADAME MONTALAN, avec dignit.^.

C'en est trop, je me retire : je m'avilirais si je restais plus longtemps.

MADAME DORSAI, la retenant.

De grâce, ma chère amie !...

BOURDEUIL, riant aux éclats.

Bravo ! bravo ! c'est charmant ! (a sa femme.) Regarde comme la physionomie de madame exprime bien l'indignation, le mépris qu'elle doit avoir pour moi. Mais toi, ma chère amie, tu dois mettre un peu plus de chaleur; songe que madame est ta rivale, et que tu dois être furieuse et dire avec l'accent de la colère : « Quel épouvantable scandale ! »

MADAME MONTALAN.

Qu'est-ce que cela signifie!

MADAME BOURDEUIL.

Trêve à tous ces discours.

394 LES DEUX MÉNAGKS.

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