‹ Théatre. Avec une introdChapitre 322 sur 342 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

pour toi, j'ai laissé à Nevers mon état, mes malades, pour venir m'établir dans la ville voisine, où, grâce au ciel et à mon faible mérite, j'ai mis tous les habitants dans la fantaisie de ne pas se faire enterrer par d'autres que par moi. S'il revenait?

SŒUR EUPHÉMIE

Croyez, encore une fois, mon cher tuteur, que son retour ne changerait rien à ma résolution. De grâce, laissons cela.

M. BELFORT

i. Allons, n'en parlons plus, (a la tourière.) Vous dites donc, ma sœur, que madame l'abbesse n'est pas encore visible?

LA TOURIÈRE

Non. monsieur le docteur; madame aurait désiré que vous vinssiez un peu plus tard. Il doit nous arriver, ce matin, une novice d'un couvent étranger, à qui les médecins ont conseillé de prendre l'air de ce pays.

M. BELFORT

Eh bien, je reviendrai ; je verrai en même temps toutes mes autres malades. Je m'enfuis : car toute la ville m'attend. Bonjour, mon Euphémie. Sans adieu, ma sœur.

(Le docteur sort ; la tourière le reconduit et rentre dans lo couvent.;

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