‹ Théatre. Avec une introdChapitre 325 sur 342 · ACTE II, SCÈNE m · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE m

LA TOUillÈRK.

Vous étiez attendue ici avec impatience; voulez-vous bien permettre, ma sœur? (kiic l'embrasse.)

BELFORT, adoucissant sa voix.

Bien volontiers, ma sœur.

LA TOURIÈRE

Je cours avertir madame Tabbesse. Mais asseyez-vous donc, de grâce! Eh bien, comment vous trouvez-vous à présent?

BBLFORT.

Beaucoup mieux, depuis que je suis ici.

LA TOURIÈRE

Ah! ma sœur, vous êtes tombée ici dans une maison.... Je crois que le Seigneur a pour clij une prédilection particulière.... Toutes nos sœurs sont si vertueuses, si méritantes! Ce n'est pas que je les regarde comme parfaites. Par exemple, sœur Sainie-Anne est bavarde, sœur Joséphine est coquette, sœur Augustine fait la prude. Moi qui vous parle, je suis d'une étourderie, d'une vivacité.... Mais on se passe mutuellement ses petits défauts. Sœur Euphémie encore....

BELFORT

Sœur Euphémie!... et quel est donc son défaut à elle ?

LA TOURIÈRE

Ne me trahissez pas. Elle n'a pris le voile que par désespoir d'amour; je suis au fait. Elle aime un 'certain Belfort.

BELFORT

Bon!

LA TOURIÈRE

Oui, un mauvais sujet, qui s'est fait renfermer pour ses fredaines : mais, grâce au ciel, la voilà tout à fait dans le port; lundi, elle prononce ses derniers vœux.

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