ACTE I, SCENE XU
tage d'être à son service. Je suis Gabriel Rigobert, le fils de son métayer. Eli donc! d'après les paroles de mon maître, je sais par cœur toutes vos bonnes et belles qualités. Il a pour vous un attachement... Cela ressemble à une passion. Ma chère tante ! ma bonne tante! me disait-il hier à Nemours, notre dernière couchée 5 je vais la revoir..... et il avait les larmes aux yeux. Ah ! . Gabriel ! si j'avais le malheur de perdre ma chère tante... Ah! Dieu!
Allez vous rafraîchir et vous reposer, mon ami. Comtois va vous aider à porter toutes vos provisions à l'office. Toi, Louise, tu as déjeuné ; tu vas travailler à ton dessin.
MADAME SAINT-LAURENT, à madame Sinclair.
Pourrais-je avoir une conversation avec vous, ma tante ?
MADAME SINCLAIR
Après déjeuner, ma nièce. Donnez-moi la main, monsieur Dorigny.
DORTGNY, passant devant Bardolin.
Voulez-vous bien permettre, monsieur ?
BARDOLIN, se reculant.
Gomment donc,, monsieur?
MADAME SAINT-LAURENT
Ce Vernissac va faire cent bassesses auprès de ma
tante. (eIIc sort avec Saint-Laurent, madame Sinclair et Dorigny.) BARDOLIN, à part.
Il faut que je cause avec ce maître-clerc de notaire.
(il sort,) GABRIEL, à Rose.
bur mon âme, vous êtes une charmante personne.
Il parle comme son maître écrit.
^ COMTOIS, à Gabriel.
Venez-vous, monsieur? je vous attends.
GABRIBL.
Ahl bon vieux! Cadédis, je gage qu'il n'est pas oublié dans le testament de ma tante.
COMTOIS
Laissez-donc, je mourrai avec elle.
(Il 6ort Kvuc Gabnel.)