‹ Théatre. Avec une introdChapitre 53 sur 342 · LOUISE, ROSE · texte numérisé non relu

LOUISE, ROSE

LOUISE

Nous voilà seules. Eh bien, Rose ?

ROSE

Eh bien, mademoiselle ?

LOUISE

Crois-tu qu'il vienne ?

ROSE

Qui? notre jeune homme? il n'aura garde d'y manquer.

LOUISE

Est-ce bien de l'avoir engagé à se présenter chez ma tante ?

ROSE

G^est tout ce qu'il y a de mieux au monde, mademoiselle.

LOUISE

Que je me repens d'avoir consenti hier à sortir avec

ACTi:: I, SCl-NE XIV. 73

toi! Puisque ma tante ne pouvait pas nous accompagner, il fallait rester. Il avait l'air bien timide, bien embarrassé; mais il ne m'en a pas moins fait entendre qu'il avait pour moi beaucoup d'estime.

ROSE

J'ai à peine eu le temps de lui conseiller de se présenter dès aujourd'hui chez madame, et il a fallu que je vous suivisse sans attendre sa réponse; car vous étiez déjà rentrée dans le jardin. Voilà tout, pourtant.

LOUISE

C'est bien assez. Tiens, ne parlons plus de ce jeune homme, n'y pensons plus.

ROSE

A la bonne heure. Voilà donc M. Vernissac arrivé. (Jue d'intri,que3 nous allons voir!

LOUISE

Dis -moi. Rose; crois-tu vraiment qu'il soit d'une bonne famille?

ROSE

Votre cousin Vernissac?

LOUISE

Eh! non, tu m'entends bien.

Ah! le jeune homme dont il ne faut plus parler. Ma foi, mademoiselle, demandez-le à lui-même. Le voici.

LOUISE

Ah! Dieu! je m'enfuis. (rUc veut sailir, Enicst l'arrèlc.)

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