‹ Théatre. Avec une introdChapitre 60 sur 342 · ACTE II, SCEiNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCEiNE V

VERNISSAG.

Une chambre, un cabinet, pourvu que j'habite votre maison. Gomme j'ai trouvé votre fille embellie et grandie, madame Saint-Laurent ! Mais c'est vous, ma chère tante, dont je ne saurais me lasser d'admirer la fraîcheur et la bonne santé. Je ne vois pas votre fils, monsieur Bardolin.

BARDOLIX.

Je l'avais envoyé au-devant de vous.

MADAME SAINT-LAURENT

Il se sera égaré.

VERNISSAG. , -

Ah! que je suis lâché... j'ai côtoyé tous les boulevards. Que je suis sensible à l'attention!... Il m'a fallu de la tenue et de l'adresse pour arranger là-bas toiitle ma petite fortune. Je crois bien avoir été un peu trompé ; je ne sais ce que je fais de mon esprit en- affaires d'intérêt : mais enfin, c'est fini; et si vous voulez m'accepter pour votre pensionnaire, je me regarde comme le plus riche des hommes. Mais pardon, l'empressement que j'avais de vous embrasser m'a fait passer par-dessus les convenances. Je me suis présenté à vous en habit de «voyage ; permettez que je monte un instant chez moi.

Chez lui!

VERNISSAG.

Mes amis, vous le savez : je n'aime point à faire de grandes phrases pour exprimer mes sentiments ; mais nous nous entendons , nous nous apprécions tous mutuellement. Il y a entre nous une sympathie électrique... (En baisant la main de madame Sinclair.) Ah! ma tante,

que vous êtes fraîche et belle 1 (ii sort.)

8i U VIEILLE TANTE.

Page 1