MADAME SINCLAIR, BARDOLIN, VERNISSAC, MADAME SAINT-LAURENT, COMTOIS
VERNISSAC.
OÙ sont-ils, où sont-ils, mes cliers parents? Ah! les voici ; que je les embrasse ! qu'ils m'embrassent !
MADAME SAINT-LAURENT
Ravie.
BARDOLIN.
Transporté.
VERNISSAC, ayant l'air d'essuyer ses larmes.
Que je suis heureux!
MADAME SINCLAIR
Gomme c'est touchant I comme c'est sincère!
VERNISSAC.
Oui, ma chère tante, j\ii licite, vendu, terminé tout dans le Languedoc, et je viens me lixer à Paris.
MADAME SAINT-LAURENT
Vraiment!
VEftNISSAG.
Je veux finir mes jours au sein de ma famille.
SAINT-LAURENT
Parbleu! mon cher cousin, en attendant que vous ayez trouvé un logement, vous me ferez le plaisir d'en accepter un chez moi.
BARDOLIN.
Permettez que je réclame la préférence.
VERNISSAC.
Permettez que je refuse. Mes amis, mes bons parents, à moins que notre tante ne me chasse, je reste auprès d'elle. Vous avez un état, un ménage qui ne vous permettent pas de la voir autant que vous le souhaiteriez. Moi, je veux et je peux ne la pas quitter. Je me multiplierai pour vous remplacer tous. Je fais un peu de musique; je me mêle d'écrire et de dessiner; j'ai de la mémoire, et j'ai retenu beaucoup d'anecdotes. Toujours à ses ordres; spectacles, promenades, conversations, lectures gaies ou sentimentales; et j'aurai bien rempli ma journée quand je pourrai me rendre le témoignage d'avoir obtenu d'elle une larme ou un sourire.
Aimable homme, (a Comtois.) Comtois faites préparer l'appartement du second pour M. Vernissac.
MADAME SAINT-LAURENT. ;, part.
Le voilà installé.