BARDOLIN, MADAME SAINT-LAURENT, LOUISE, SAINT-LAURENT, ANATOLE
ANATOLE, un peu crotté et mouillé.
Il faut que le cousin Vernissac ait renoncé à venir aujourd'hui. Voilà une heure que je l'attends à la barrière. Ce qu'il y a de fâcheux, c'est qu'il tombe un peu de pluie.
BARDOLIN.
Réjouis-toi. Bonne nouvelle. Je te marie.
ANATOLE
Vous me mariez !
BARDOLIN.
A Louise.
ANATOLE
Ma cousine !
BARDOLIN.
J'ai lu dans ton cœur; j'ai deviné tes sentiments.
ANATOLE
Vraiment ?
Est-ce que tu ne trouves pas ta cousine assez jolie? Est-ce que tu. ne l'aimes pas?
lOâ LA VIEILLE TANTE.
ANATOLE
Pardonnez-moi, mon père.
MADAME SAINT-LAURENT
Ma fille répond à votre amour.
ANATOLE
Pas possible.
LOUISE, à part.
Je n'ose résister, je n'ose parler.
BARDOLIN.
Eh! allons donc, embrasse ta future, ton beau-père, t.i belle-mère.
ANATOLE, embrassant tout le monde.
De tout mon cœur. Pardon, je suis trempé.
MADAME SAINT-LAURENT
Allons trouver ma tante et la préparer à ce grand < i heureux événement.
BARDOLIN, àsonfil».
Toi, va quitter ton équipage de cheval.
ANATOLE, allant cl revenant.
Oui, oui, mon père. Ah! ma cousine, comme vous serez heureuse avec moi! Ahl mon père, je ne m'attendais pas.... Je m'étais bien dit quelquefois : Ali! si ma cousine pouvait m'aimer. Ne me faites pas lant^uir.
Je brûle de me voir en ménage. (ll s'onfuU en courant et manque de lomber.)
BARDOLIN.
Il en perd la tête.
MADAME SAINT-LAURENT
Ma fille n'est pas tout à fait si enthousiasmée.