ACTE V, SCÈNE III
MADAME D U P R É
Non.
MONSIEUR DUPRÉ, illtcnovipilllt lUlbct.
Ma fille, Babet, ne viendra-t-elle pas?
BABET
Pardonnez-moi, monsieur; car elle suit mes pas.
A luadanie Duprc.
Ah! je puis donc enfin dire ce que je pense! Cette Florine, en qui vous aviez confiance, Cet excellent sujet, qui nous supplantait tous, Et qui faisait la pluie et le beau temps chez nous...
MADAME DUPRÉ
Eh! bien, qu'a-t-elle fait?
Ce qu'elle a fait, madame?
Ce qu'elle a fait... allez, c'est une chose infâme! J'avais toujours prédit qu'elle finirait mal! J'en causais ce matin avec monsieur Duval.
MONSIEUR DUPRÉ
Mais en finiras-tu?
MADAME DUPRÉ
Quelle étrange aventure?...
BABET
Elle vient à l'instant de fuir dans la voiture De monsieur Rosambert.
MADAME DUPRÉ
Ah! grand dieu, que dis-tu?
La compagne de Laurc!
2o8 l'éducation ou les deux cousines
CLAIRE, à part.
O ciel! qui l'aurait cru?
MADAME DUPRÉ
Florine qui sortait d'une honnête famille!
MONSIEUR DUPRÉ
Voilà donc les dangers que courait votre fille!
SCÈCN^E IV
CLAIRE, LAURE, MONSIEUR DUPRE, MADAME DUPRE, DUVAL fils, BABET
MONSIEUR D U P R É , « 5fl fiUc.
Venez, Laurel je vais vous parler... sans courroux. A quel état, ô ciel! vous nous réduisez tous! Abusant de l'amour d'une trop faible mère. Vous l'avez opposée aux volontés d'un père. Nous différons d'avis pour la première fois! Après trente ans, c'est vous, Laure, à qui je le dois! En dédaignant les vœux d'un homme qui vous aime. Vous avez repoussé l'honneur, la vertu môme; Et pour qui?... je ne puis y penser sans frémir! Vous avez exposé notre front à rougir!
Cette conduite-là peut-elle être excusable? J'en appelle à vous-même!
LAURE
Ah ! je suis bien coupable.