MADAME DERVILLE, ADÈLE, DERVILLE, MONSIEUR ET MADAME FRANVAL
ADÈLE, en toilette, à son viar'i.
Eh bien! quand vous voudrez nous partirons. DERVILLE, étonne, cillant à sa fevime.
Ma chère, Où veux-tu donc aller!
ADÈLE
Eh! mais, chez le notaire.
DERVI LLE.
Ail! bon dieu! qu'ai-je fait! tiens, en te promettant,
Adèle, j'oubliais qu'un objet important
Me demandait ailleurs; mais... demain je t'emmène;
Et tu peux y compter.
ADÈLE, à part.
J'en étais bien certaine.
DERVi LLE, à viadainc FranvaJ, en lui offrant la main. Madame, permettez...
MADAME FRANVAL, rt ^(/t'/<;.
Mon amie, à ce soir.
FRANVAL, à part.
Pauvre femme! combien je souffre de la voir!
Tout le momie sort, excepte Adèle.
SCÈCNiE Vil
ADÈLE, seule. Regardant ses hahits.
Ainsi, j'en suis encor pour mes frais de toilette! Il part, et va chercher quelque nouvelle fête; Je reste seule ici, seule avec mon ennui I Mon sort sera demain le même qu'aujourd'hui. Hélas! qui me l'eût dit? lui que j'ai vu si tendre, Lui, dont le cœur aimant savait si bien m'entendre, Qui mettait son bonheur à s'occuper du mien; Deux ans ont tout détruit, il n'en reste plus rien... Tous les jours, il paraît s'éloigner davantage; Auprès de moi, l'ennui se peint sur son visage.