ACTE II, SCÈNE IV îff
CHARLES, souriant.
Moi!... rien.
ADÈLE
C'est un portrait?
CHARLES
Non...
ADÈLE
Cliarles, j'en suis sûre.
CHARLES
Non, VOUS dis-je.
ADÈLE
Ah! je vois que cette miniature Représente l'objet dont les divins appas... 1! faut me la montrer.
CHARLES, souriant encore.
Cela ne se peut pas.
ADÈLE
Cela ne se peut pas!... mon cher cousin veut rire?
CHARLES
Non... je dois... j'ai promis...
ADÈLE
Oh ! vous avez beau dire.
Je verrai ce portrait, j'y tiens par-dessus tout.
CHARLES
Non pas.
ADELE.
Je veux savoir si vous avez bon goût.
Donnez...
CHARLES, souriant toujours.
Non.
ADÈLE, hadinant.
Comment, non ! quelle idée est la vôtre ? Depuis quand avons-nous des secrets l'un pour l'autre? Donnez... vous dis-je!
CHARLES
Mais tenez... c'est qu'entre nous...
Vous refusez! eh bien! je l'aurai malgré vous. CHARLES, d'un ioii solfiuicl.
Ma cousine, écoutez : j'ai toujours su me taire! Je le saurai toujours; et si, dans cette aflFaire, Je pouvais me résoudre à n'être pas discret. Vous seriez la dernière à savoir mon secret.
// sort.
ZOÉ, à part.
Eh bien! moi! ce mystère et me pique et me fàclie! Je sens que je suis femme, il faut que je le sache.
Elle sort aussi.