‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 143 sur 194 · ACTE II, SCÈNE V l^f · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V l^f

SCÈC^E V

ADÈLE, seule.

Comment! Charle aimerait! qui l'aurait deviné?

Eh ! mon Dieu ! quel est donc cet objet fortuné?

Ce doit être Hermance!... Oui, la famille d'Hermancc

Veut, je l'ai remarqué, faire cette alliance.

Lorsque nous y dînons, on l'invite avec nous;

On le place auprès d'elle; on lui fait les yeux doux.

Elle a beau chanter faux; aussitôt qu'il arrive,

Ordre de soupirer la romance plaintive!

Pour la petite, elle est tout-à-fait sans détour,

Et ne cherche pas même à cacher son amour.

Sur mon cousin sa vue est toujours attachée...

Eh bien! s'il l'épousait, j'en serais très-fâchée.

Quoique je n'aime pas à penser mal d'autrui.

Je dois dire qu'Hermance est peu digne de lui.

C'est sans prévention, à coup sûr, que j'en parle;

Mais il a des talens, des vertus, ce bon Charle,

Qui ne peuvent manquer de le faire chérir:

Avec de pi t.

Hermance a cent défauts, je ne puis la souffrir.

2f8 LE MARI A BONNES FORTUNES

SCÈ^E VI

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