‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 151 sur 194 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

Les efforts des galans seraient tous superflus.

Le caractère froid de madame Derville

Est un préservatif; oh! je suis bien tranquille.

Elle m'aime, d'ailleurs, beaucoup trop pour cela!...

On pourrait m'objecter que ces accidens-là

Sont, depuis quelque temps, plus communs qu'on ne pense

Surtout chez les maris de notre connaissance.

C'est vrai; mais ma réponse est prête, la voilà :

11 est certaines gens qui sont nés pour cela.

Viens-tu déjeuner?

CHARLES

Non.

DERVI LLE.

Viens, je te le répète.

CHARLES

Maintenant )'ai besoin de changer de toilette. Va toujours, mon ami, je te joins à l'instant.

Derville sort.

SCÈCT^E XII

CHARLES, ADELE.

ADÈLE, entrant vivement pcnJant que son mari s'éloigne. Eh bien! que faites-vous, messieurs? on vous attend.

Etonnée de ne voir que Charles.

C'est vous, monsieur!

CHARLES, (/ part.

Quel ton !

Haut.

Voudricz-vous me dire...

Ma cousine, restez.

ADÈLE

Non, non, je me retire; Je... ne puis demeurer.

CH ARL ES.

Pourquoi me fuyez-vous?

ADÈLE

Laissez-moi.

CHARLES

C^u'ai-je fait pour vous mettre en courroux?

ADÈLE

Je n'ai pas de courroux; l'objet le plus frivole Vous inquiète.

CHARLES

Eh bien! une seule parole.

ADÈLE

Non, je n'ai pas le temps.

Que je sache pourquoi Vous changez tout-à-coup de façons avec moi.

ADÈLE

Derville est de retour; il faut que je lui parle; Je vous l'ai déjà dit, laissez-moi, monsieur Charic.

Elle sort.

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