‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 161 sur 194 · ZOÉ, CHARLES, DERVILLE, ADÈLE · texte numérisé non relu

ZOÉ, CHARLES, DERVILLE, ADÈLE

D E RVi L L E, dans la coulisse.

Quoi que tu puisses dire, Tu ne sortiras pas.

ADÈLE, à Zoé.

C'est mon mari, je croi.

ZOÉ, à Ail cl e.

Avec votre cousin.

CHARLES, dans la coulisse.

C'en est trop, laisse-moi; Je ne puis plus rentrer après un tel outrage.

ADÈLE

Quel homme! il le retient!

DERVILLE, dans la coulisse.

C'est un enfantillage.

CHARLES

Non, non, jamais chez toi je ne reparaîtrai.

D E RV 1 L L E, l'entraînant jusqu'auprès de sa fcvivie. Oh! parbleu, tu viendras ou de force ou de gré.

ADÈLE

Mon Dieu, messieurs, pourquoi ce fracas?

DERVl L LE.

Je ramène Un transfuge à tes pieds, et ce n'est pas sans peine. J'ai des remercîmens à recevoir de toi; C'est que le géomètre était parti sans moi.

ADÈLE, à part.

Il eût aussi bien fait.

CHARLES

J'ai vraiment bonne grâce A me représenter ici, quand on me chasse.

DERVI LLE.

Quelle obstination! eh! mais, encore un coup, Tu juges mal ma femme, elle t'aime beaucoup. Tiens! après son mari, je ne connais personne Qu'elle préfère à toi; n'est-il pas vrai, ma bonne?

ADÈLE

Mais, monsieur, ce discours...

DERVIL L E.

Tu me l'as dit cent fois.

Ah! vous perdez le sens tous les deux, je le vois. Allons, décidément il faut que je m'en mêle.

ZOÉ, à part.

O le plaisant mari! que va-t-il faire?

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