ACTE III, SCÈNE VII JÇI
D E RV 1 L L E, faisant signe à sa ftiiniic de s'approcher.
Adèle; Toi, monsieur le boudeur, qu'as-tu donc aujourd'hui?
ADÈLE
Voulez-vous que Monsieur rcsre ici malgré lui?
DERviLLE, /(/ raïueuaut.
Oh! ceci pour le coup devient trop fort. Ecoute : Suis-je le maître ici, ma femme?
ADÈLE, avec douceur.
Mais sans doute.
DERVILLE
Mes amis, en ce cas, doivent être les tiens.
Charles, comme tu sais, est le meilleur des miens;
Il est de nos parens, je l'estime, je l'aime;
Je veux qu'il soit par toi traité comme moi-même,
Entends-tu bien cela? s'il n'en est pas ainsi,
Je me fâche.
ADÈLE, intimidée.
Monsieur, vous serez obéi.
A part.
Cruel homme !
DERVILLE
A la fin, c'est être raisonnable. Pour toi, mon cher cousin, prends un air plus aimable; Il est temps de quitter ce visage chagrin. Voyons, grand innocent, viens lui baiser la main. Pauvre garçon, voit-on une rougeur pareille?
Pendant qtte Charles haisc la main d'Jdîle. Respectueusement... là... bien... c'est à merveille.
A sa ft'iujiie.
En vous raccommodant, conviens que j'ai bien fait.
ADÈLE
Monsieur.
DERVI LLE.
A l'avenir, qui t'accompagnerait?
scè:?Ce VIII
ZOE, CHARLES, DERVILLE, MADAME DERVILLE mère, ADÈLE.
MADAME DERVILLE, (/ part daiis h' foiiiJ du Ihcàlrc. Les voilà tous; il faut qu'à frapper je m'apprête :
Haut à DciviUc.
Ma fille a déjà du te souhaiter ta fête... DERVILLE, se rctoiiniaitt .
A propos!
MADAME DERVILLE
Je viens donc t'ofPrir seule, à mon tour. Un bien léger cadeau, gage de mon amour.
Elle r embrasse.
Tiens, cette broderie, Adolphe, est tout entière L'ouvrage de mes mains.
DERVl LLE.
Elle m'en est plus chère.