‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 172 sur 194 · ACTE IV, SCÈNE II 3O · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II 3O

Hiiiit.

Du parc cet endroit est tout près; Rentrez, Zoé, je veux y respirer le frais.

ZOÉ, rt part.

Elle attend son cousin, j'en suis presque certaine. Allons en prévenir au plus tôt ma marraine.

Elle sort par la grille sans voir Pauline.

SCÈC^E II

ADÈLE, MADAME TKANV Al, venatit ik Pas^y.

ADÈLE, viveniciit.

Eh bien! à mon projet l'as-tu fait consentir? Qu'a-t-il répondu? parle.

MADAME F R A N V A L

Il ne veut pas partir.

ADÈLE

O ciel! quoi! Charle aussi repousse ma prière?

MADAME FRANVAL

A juger ton cousin ne sois pas si légère. Songe qu'il est cruel de quitter son pays. D'abandonner enfin ses parens, ses amis.

ADÈLE

Oui.

MADAME FRANVAI, .

Mais dis-moi, sais-tu que j'étais en colère En venant ici ?

ADÈLE

Toi?

MADAME F R A N V A L

C'est qu'à l'instant, ma chère, Je reçois le billet le plus inconvenant, Le plus sot, le plus fou, le plus impertinent Qu'on puisse imaginer...

Hâte-toi de m'instruirc; Voyons!...

MADAME F RANVA L.

C'est un monsieur qui m'écrit pour me dire Que je l'aime beaucoup; qu'il se plaît à le voir; Que depuis fort long-temps, ses yeux m'ont fait savoir Qu'il est rempli pour moi d'une égale tendresse; Qu'il apprend mon départ; que, comme le temps presse, Dans l'intérêt commun, il a pensé devoir ]\îe donner sans façon rendez-vous pour ce soir. Et c'est ce qu'il a fait. Hem! qu'en dis-tu, ma chère?

ADÈLE

Ce billet est vraiment bien extraordinaire.

MADAME F R A N V A L

De ce ton cavalier qui ne serait blessé?

ADÈLE

Mais enfin, ce monsieur si pressant, si pressé, Comment s'appclle-t-il ? jusqu'à présent j'ignore...

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