‹ Théatre (volume 3)Chapitre 120 sur 184 · ADÈLE, CHARLES · texte numérisé non relu

ADÈLE, CHARLES

CHARLES, à part et dans le fond.

Eh 1 la voilà !

Haut.

Bonjour, ma charmante cousine; Empressé de vous voir...

ADÈLE, tristement.

Ah! bonjour, mon ami; Bonjour.

CHARLES

chère cousine, avez-vous bien dormi ?

ADÈLE

Bien.

A part.

Cachons-lui les pleurs qui baignent mon visage.

CHARLES

Qu'avez-vous ? Vos beaux yeux sont couverts d'un nuage.

ADÈLE

Je n*ai rien.

CHARLES

Votre front me semble moins serein !

Adèle, auriez-vous donc quelque secret chagrin ?

ADÈLE

Non, je n'ai rien, vous dis-je.

CHARLES, à pari.

Ah! c'est encor Derville.

Haut,

Vous devez donc aller ce matin à la ville?

Qui, moi ?

CHARLES

Votre toilette annonce ce dessein.

ADÈLE, avec embarras.

Oui... Mais j'ai réfléchi, je n'irai que demain.

CHARLES, vivement.

Ah ! tu restes, tant mieux ! car Tennui me dévore. Quand je ne te vois pas.

ADÈLE

Des tutoîmens encore!

Charles, si vous voulez que nous restions amis. Vous quitterez ce ton, vous me l'aviez promis.

CHARLES

Par quel motif en être ainsi contrariée ?

ADÈLE

Vous oubliez toujours que je suis mariée.

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