ACTE IV, SCÈNE VII
SCÈ!?^E VI
MADAME DERVILLE, seule.
Contre eux-mêmes, il faut les protéger tous deux. Le danger devient grave, et cette circonstance Réclame tout mon zèle, et toute ma prudence.
Oui, courons au secours de ce cœur combattu; J'ai pitié de ma fille; et, malgré sa vertu.
Je commence vraiment à n'être plus tranquille. L'avenir m'épouvante... Ah! Derville! Derville!
Elle s'assied sur le hanc.
SCÈU^E Vil
DERVILLE, entrant par la grille du côté d*Auteuil, MADAME DERVILLE.
DERVILLE, à part, dans lejond du théâtre.
On n'a pas répondu, mais on viendra, je croi; Oui, je suis convaincu que Pauline est à moi.
Il tire sa montre.
Mais je suis en retard. Neuf heures!
// s* avance sur le théâtre et voit madame Derville.
C'est ma mère !
Ah! fuyons.
MADAME DERVILLE
Je n'ai plus de morale à lui faire; J'ai reçu, ce matin, un si bizarre accueil.
DERVILLE, sortant.
Allons vite la joindre à la mare d'Auteuil.
// se dirige vers Passy.
SCÈS^E VIII
MADAME DERVILLE, marchant à grands pas .
Mon fils se convertir, la chose est impossible. Décidément, je vois qu'il est incorrigible.
Il méconnaît, il fuit les plus sages avis; Sa conduite est affreuse, et s'il n'était mon fils... Ah! malgré tous ses torts, il faut bien le défendre. Je ne sais pas quel cours les choses doivent prendre; Mais c'est à moi de voir ce qu'on peut essayer. De veiller, d'avertir, peut-être d'effrayer!... Observons, empêchons le mal qui peut se faire, Et donnons à Derville une leçon sévère.
CHARLES, dans la coulisse.
Attache mon cheval, et retourne chez moi.
Madame Derville écoute.