ACTE II, SCÈNE VIII ff
Les yeux se tourneront sur une autre que moi. Les hommes, occupés d'une beauté nouvelle, Ne me parleront pas... ou me parleront d'elle; Et de mon embarras jouissant dans leur cœur, Les femmes désormais, avec un ris moqueur, Vanteront les attraits dont sa personne brille, Pour m'abaisser, et non pour élever ma fille... Que faire cependant? à quoi me décider?
Je n'ose l'éloigner, et ne puis la garder!... Ah! je dois m'immoler; c'est moi qui suis coupable. J'ai causé le malheur d'une enfant trop aimable. Je sens mes torts, il faut les lui faire oublier. S'il ne m'est plus permis de me concilier Un monde qui peut-être à bon droit me déteste. Soyons mère du moins, peu m'importe le reste.