‹ Théatre (volume 3)Chapitre 66 sur 184 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

SCÈÏPX.E VI

FLORINE, 5^m7^.

Quelle coquetterie!... eh bien, cela me blesse. Pour recevoir quelqu'un que nous voyons sans cesse, Elle se pare autant que pour aller au bal !

Se regardant dans la glace, Suis-je bien, moi? vraiment... mais je ne suis pas mal. L'œil vif et le teint frais! quand on est ainsi faite, On peut séduire un cœur sans faire de toilette... Cependant, pour lui plaire employons un peu d'art; Prenons un air lutin! non... j'ai lu quelque part. Je ne sais où, que rien, lorsque Ton est jolie. N'est plus intéressant que la mélancolie; Soyons triste!

SCÈt^E VII

FLORINE, ROSAMBERT.

KOSAMBERT, après V avoir contemplée sur le fauteuil où elle

s* est jetée.

Eh ! bon dieu, d'où vient cet air chagrin ?

Qu'avez-vous ?

F L G R I N E , cTun ton sentimental.

Je m'ennuie au fond d'un magasin.

Pour cet état je sens que je ne suis pas faite.

ROSAMBERT, à part, Amusons-nous; d'honneur, la petite est parfaite!

Haut.

Ah! je vois! vous avez été probablement Long-temps en pension ?

FLORINE

Non, pas précisément.

Mon éducation, je l'ai faite moi-même; J'ai beaucoup lu.

ROSAMBERT.

A part.

Fort bien, mademoiselle! J'aime Sa tête romanesque.

FLORINE, à part.

Il paraît enchanté!

ROSAMBERT, à part.

Elle est pleine d'esprit! d'originalité!

Haut.

J'ignore les secrets de la belle Florine, Et dois les respecter. Cependant, j'imagine Qu'on doit avoir, avec un si joli minois, Bien des amants ?

FLORINE

J'ai pu me marier vingt fois.

ROSAMBERT.

Personne, jusqu'ici, n'a-t-il la préférence?

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