ACTE II, SCÈNE XII I4f
Se retournant vers les personnages qui sont en scène. C'est que j'ai, voyez-vous, une excellente bête.
LAURE, à part»
Quels ignobles détails! j'en ai mal à la tête.
DUVAL PÈRE
Je ne voudrais pour rien au monde la céder; Elle arrive aujourd'hui de Meaux sans débrider.
ROSAMBERT, à Laure.
Il est très-amusant.
DUVAL vtK^y à Laiire, Eh bien, petite fille?...
Mais, viens donc m'embrasser... Corbleu! qu'elle est gentille!
ROSAMBERT, à part»
Oh! le drôle de corps!
LAURE, à sa mère, Que cet homme est grossier!
MADAME DUPRÉ, has.
Traiter ainsi ma fille!
LAURE, toujours à sa mère.
Oser me tutoyer!
DUVAL PÈRE, à Laure, en croisant les bras.
Eh bien!...
CLAIRE, s' approchant de sa cousine.
Parle-lui donc.
DUVAL PÈRE, fi Laure.
Je suis ton second père; Je te vis naître enfin.
A madame Dupri.
N'est-i! pas vrai, la mère?
Tu ne t'en souviens pas, ce temps est loin de nous; Je t'ai fait autrefois sauter sur mes genoux. Mais tu rougis.
Regardant autour de lui.
Chacun garde ici le silencel Que diable avez-vous tous?
LAURE, à part.
Ah ! je perds patience.
DUVAL PËKE, à Lattre.
Quelle idée as-tu donc de te faire prier?
Eh! palsambleu! je vais t'embrasser le premier. // s'approclie en ouvrant les bras; Lattre se retire. LAURE, avec dépit.
Je n'y tiens plus! il faut à la 6n que je sorte, Elle s'en va.
MADAME DUrnt, la suivant.
Fi, monsieur! pouvez-vous lui manquer de la sorte?
SCÈO^E XIII
DUVAL FiLS, DUVAL père, ROSAMBERT, CLAIRE.
DUVAL PËKE.