ACTE II, SCÈNE XIV I
CLAIRE, à part.
Ah ! peut-on le traiter aussi mal I Je ne l'aurais pas cru, vraiment.
ROSAMBERT, à Duviiî père.
Monsieur Duvall
DUVAL PÈRE
Monsieur ?
ROSAMBER.T, d'utt toH persifleur.
Je suis, d'honneur, charmé de vous connaître. II lui frappe sur V épaule.
Vous êtes un brave homme, autant qu'on le peut être; Et si je passe à Meaux, comme j'en ai l'espoir. Certainement-., j'aurai le plaisir de vous voir.
// sort.
SCÈC/^E XIV
DUVAL FILS, DUVAL père, CLAIRE.
DUVAL PÈRE
Eh bien, mon fils?
DUVAL FILS
J'en suis plus confus que vous-même.
Vous trouverez en elle un changement extrême.
DUVAL PÈRE, 5^ prowenaut à grands pas .
M'outrager à ce point!
148 ^'éducation ou les deux cousines
DUVAL FILS
Elle n'a rapporté De son pensionnat que morgue et que fierté!
DUVAL PÈRE
Me chasser de chez elle! ah! l'insulte est trop forte, Et j'en aurai raison, ou le diable m'emporte.
CLAIRE
Messieurs, de grâce, ayez moins de sévérité.
Oui, j'en conviens, elle a de la légèreté, Et contre elle parfois elle met l'apparence; Mais il faut la juger avec plus d'indulgence. Je la connais, vraiment vous êtes dans l'erreur; Je vous jure que Laure a toujours un bon cœur.
DUVAL FILS, il part, avec senliment.
Chaque fois que je trouve un. nouveau tort en elle, Je vois à sa cousine une vertu nouvelle.
CLAIRE, à Duval pire.
Monsieur, pour vous convaincre, un mot me suffira; Elle aime votre fils, il la corrigera.
DUVAL p È R E , /«t frappant sur V épaule.
Par ma foi, tu m'as l'air, toi, d'une bonne fille.
A son fils.
Quelle est cette petite? Elle est, parbleu, gentille.
DUVAL FILS
La cousine de Laure, une orpheline.
Ah! bon.
Ça, mon fils, je ne puis rester dans la maison.