‹ Théatre (volume 3)Chapitre 91 sur 184 · I. lo · texte numérisé non relu

I. lo

174 l'éducation ou les deux cousines

Ils vaudront beaucoup moins, s'ils n'en font pas autant. Voulez-vous que Duval épouse votre Laure?

Malgré tout, je puis bien y consentir encore; Je suis prêt à signer le papier timbré. Mais Je vais vous détailler les clauses que j'y mets : Comme il faut que ma bru soit une ménagère, On voudra bien changer de ton et de manière.

Ainsi, plus d'attirail ici; je veux lui voir, Au lieu de garniture, un bon tablier noir.

MADAME DUPRÉ

Ah! fi, monsieur! l'horreur!

DUVAL PÈRE

Je veux qu'elle dirige Tout son monde; je veux, si le besoin l'exige, Qu'elle mette la main à la pâte, et parfois Qu'elle ne craigne pas de se salir les doigts. Voilà comme faisait ma défunte!... Madame, Si cela vous convient, parlez; elle est sa femme. Autrement, serviteur; c'est là mon dernier mot.

Serrant la main à monsieur Dupré.

Adieu, mon vieux. Je vais me coucher. A tantôt.

// sort.

SCÈtP^E XII

MONSIEUR DUPRÉ, MADAME DUPRÉ

MONSIEUR DUPRÉ

Ma femme, ce qu'il dit (à part sa brusquerie) Est fort judicieux; pensez-y, je vous prie.

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