ACTE IV
SCÈ:^E TT^EéMIÈ^E
CLAIRE, seule.
Je le vois, c'est en vain que j'essaîrais encore De ramener Duval ou de corriger Laure.
Ma cousine persiste à repousser mes soins.
Et Duval à l'aimer tous les jours un peu moins... Ah! qu'il m'eût été doux de voir ce mariage!. II n'y faut plus penser, je le sens; quel dommage! Duval, près de mon oncle, eût fixé son séjour. Et j'aurais le plaisir de le voir chaque jour... 11 est sorti, je crois, pour éviter ma tante! En effet, sa tendresse est parfois fatigante; Toujours devant sa fille on la voit à genoux! Mais, j'aperçois Duval...
\j6 l'éducation ou les deux cousines
SCÈ!;^E II
CLAIRE, DUVAL fils.
CLAIRE
Ah! monsieur, qu'avez-vous?
DUVAL ï XLS y V air mécontent .
Je rencontre partout un travers que j'évite; Ah! que je viens de faire une sotte visite!
CLAIRE
A qui donc, s'il vous plaît?
DUVAL FILS
Je vous ai dit, je crois, Qu'on allait marier mon frère dans un mois.
Je ne connaissais pas encor la jeune fille; Nous avons du malheur vraiment dans la famille!
CLAIRE
Comment cela?
DUVAL FILS
Je viens de la voir ce matin.
CLAIRE
Eh bien! est-elle aimable?
DUVAL FILS, avec humeur.
Elle sait le latin...
Elle lit Cicéron, comme je lis Voltaire!