‹ Théatre (volume 3)Chapitre 94 sur 184 · DUVAL FILS, MONSIEUR DUPRÉ · texte numérisé non relu

DUVAL FILS, MONSIEUR DUPRÉ

MONSIEUR DDPKty eutraut.

C'est toi, Duval ?

DUVAL FILS, saluant.

Monsieur.

MONSIEUR DUPRÉ

Mon cher ami, permets Qu'ici je parle seul un instant à ma femme.

Je soupçonne qu'elle a quelque chagrin dans l'âme. Et...

DUVAL FILS

Volontiers, monsieur.

// sort.

SCÈS/^E IV

MONSIEUR DUPRÉ, MADAME DUPRÉ

MONSIEUR DUPRÉ, à SU femme qui entre.

Mais qu'as-tu donc enfin?

I^'où te vient cet air sombre et rêveur ce matin?

i8o l'éducation ou lcs deux cousines

MADAME DUPRÉ

Je ne puis vous le dire.

Et la raison?

MADAME DUPRÉ

Je n'ose; J'aurais mauvaise grâce à vous conter la chose, Car vous me blâmeriez, j'en suis sûre.

MONSIEUR DUPRÉ

Pourquoi ?

Ma femme, sois un peu confiante avec moi; Parle-moi franchement, et sois bien assurée...

MADAME DUPRÉ

C'est qu'hier j'ai passé la plus triste soirée I

De faire les honneurs on m'épargna le soin.

Et, pendant tout le bal, je restai dans un coin.

En vain j'ai plusieurs fois essayé de paraître,

Les femmes avaient l'air de ne pas me connaître;

Et quant aux jeunes gens, pas les moindres égards !

Ma fille seule était digne de leurs regards,

Et ces jolis messieurs, couverts de musc et d'ambre,

Semblaient ne voir en moi que sa femme-de-chambre.

Heureuse d'attirer les yeux de toute part,

Laure, de son côté, m'a laissée à l'écart;

Elle n'a pas daigné s'occuper de sa mère.

MONSIEUR DUPRÉ, avec douceur.

D'un orgueil insensé punition amère!

C'est vous-même, ce sont vos bienfaits imprudents.

Qui la font aujourd'hui rougir de ses parents.

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