ACTE III, SCÈNB VIII
SCÈff^E VIII
PEDRO, GUSMAN, entrant par la droite et achevant de s'ajuster; MENDOCE, FABRICIO, dans le fond,
GUSMAN, à Mendoce.
Je me lève un peu tard ; pardonnez, je vous prie.
MENDOCE, avec déférence.
Je connais vos motifs, et je les apprécie.
Quand on donne le temps du repos au devoir, On peut rester au lit du matin jusqu'au soir.
GUSMAN, bas à Pedro.
Qu'est-ce qu'il dit donc là ?
MENDOCE
Vous débutez en maître...
G U s M A N , to ii Pedro.
En maître!... Je m'y perds, il me raille peut-être...
MENDOCE
Hier soir, j'ai trouvé dans vos cartons, Gusman, Un système d'impôt tout à fait neuf, un plan De comptabilité, clair, simple, économique.
Le ministre déjà l'a jugé magnifique.
Avec emphase.
Bientôt au roi lui-même il sera présenté.
GUSMAN, bas à Pedro.
Ah! j'ai donc fait un plan de comptabilité?
PEDRO, bas.
Oui.
MENDOCE
Mais ce n'est point là, je le tiens d'Isabelle, La seule qualité qui chez vous se révèle...
Nouvelle surprise de Gusman.
Ma belle-sœur vous doit mille remercîments.
GUSMAN
Pourquoi donc?
MENDOCE
Pour des vers spirituels, charmants, Dont elle a comme moi reconnu l'origine.
GUSMAN, las à Pedro, Ah! j'ai donc fait aussi des vers?
PEDRO, has, avec un peu d^ humeur.
Pour ta cousine.
c\}syiki^y has et du même ton .
Il fallait m'avertir!
A Mendoce.
Trop bon, en vérité; Si vous saviez combien cela m'a peu coûté?
Fàbrkio sort ému et ravi.
A part.
Ma foi, je suis en verve, oflProns-lui mon ouvrage.
Haut et avec confiance, après avoir tiré un papier de sa poch. Seigneur, puisque mon zèle obtient votre suffrage, J'ose vous présenter un mémoire nouveau Que j'achève à l'instant.
Mendoce s* éloigne avec le papier et le lit.