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ACTE III, SCÈNE X

Vous êtes pétulante et pleine de malice;

Gusman est indolent et calme avec délice.

Vous aimez le grand monde, il se plaît dans les bois;

Il est silencieux; vous parlez... quelquefois.

Il possède un beau nom, dont il ne sait que faire,

Vous de rares talents pour le mettre en lumière.

Enfin, Gusman...

A part.

Ici je frappe le grand coup!

Haut.

A peu de volonté; vous en avez beaucoup.

Défauts et qualités, tout en vous se seconde;

Vous serez les époux les plus heureux du monde.

ISABELLE, has, à Émerance.

Mais sais-tu qu'il raisonne à merveille, dis-moi?

GUSMAN, bas, à Pedro.

Tu me rabaisses trop, mon cher ami *.

PEDRO, avec dignité.

Tais-toi I

ISABELLE, à Gusman^ en jouant de la prunelle.

Vous venez de m'ouvrir bien franchement votre âme;

J'en voudrais faire autant, mais, seigneur, je suis femme.

L'usage est là, je dois encor dissimuler.

Et, par esprit de corps, je ne puis pas parler.

Le jour où dans mes biens je serai replacée.

Ce jour-là seulement vous saurez ma pensée.

GUSMAN, avec feu et volubilité.

J'embrasse votre cause et puis vous protester Qu'elle triomphera ! Je vais solliciter

* £merance, Isabelle, Gusman^ Pedro.

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