ACTE IV, SCÈNE III 24I
Être prêt?.,.
PEDRO
Sans avoir de plan formé, j'espère Avec élan.
Délivrer mes amis et perdre l'étrangère!
FABRICIO
Vous?
PEDRO
Moi-même.
FABRICIO, à part, en ricanant .
Je crois que le cerveau...
PEDRO
Dis-moi, Le cachot de Louis s'est-il ouvert pour toi ?
FABRICIO
Oui, grâce à son geôlier, ancienne connaissance, Qui m'a permis de voir mon maître en sa présence.
PEDRO
Eh bien! que faisait-îl, mon cher?
FABRICIO, avec attendrissement.
Il s'éveillait.
Et venait de rêver qu'un ami le sauvait.
Du reste, sans soucis et sans inquiétude, 11 fume son cigare avec béatitude.
PEDRO
Toujours le même!... hélas! Il paraît peu songer Que peut-être aujourd'hui sa vie est en danger.
FABRICIO
En danger? ciel!... Pour lui que faut-il que je fasse?
PEDRO
Avant de te répondre, ici quelle est ta place?
FABRICIO
Huissier.
PEDRO
Moi, que serai-je?
FABRICIO
Eh I je n'en sais trop rien ; Madame veut vous voir et j'en augure bien.
PEDRO, avec joie.
La Berlips veut me voir?
FABRICIO, arec amour-propre.
Vous serez, par mon frère.
Au moins valet de chambre, et c'est très beau,
PEDRO, humilié.
Valet I
FABRICIO
Pourquoi ce mot vous est-il importun?
Ne faut-il pas qu'on soit le valet de quelqu'un? Le roi l'est de la reine, et la reine elle-même Devant cette maison courbe son front suprême! Partout on est charmé de ce qui vous déplaît; A la ville, à la cour, tout le monde est valet.
PEDRO
Soit... avec cet habit, j'ai du moins l'assurance De servir don Louis, ma maîtresse et la France! ! !