ACTE IV, SCÈNE IV
F A B R I c I o , avec malice.
Je ne comprends pas bien, seigneur, comment on prend Un moyen si petit pour un but aussi grand?
PEDRO, le persiflant.
Mon cher Fabricio, pourquoi te mettre en peine? L'important, vois-tu bien, est que je me comprenne.
FABRICIO, le regardant avec embarras, Ahl...
PEDRO, persiflant encore.
Oui...
Changeant de ton.
Va la trouver, et note bien ce point :
Je déteste Isabelle ou ne la connais point.
FABRICIO, àpart.
Ouais! Tai-je jugé mal?... Il combine, il médite; Serait-il par hasard un homme de mérite?
// sort.
SCÈU^E IV
PEDRO, avec mélancolie.
Prix du collège, hélas ! si souvent obtenus, Gloire des premiers ans, qu'êtes-vous devenus? J'aspire à la livrée! oh! comme il est utile.
Gaiement, Pour brosser des habits, de savoir son Virgile!...
Rêvant, Afin de n'être pas courageux à demi.
Je me suis embusqué tout droit chez l'ennemi;
M'est à bon droit suspect... Sachons la vérité.
Haut.
Mais un moyen encor te reste en ta misère.
PEDRO
Lequel?
LA c o UT is%i y V observant de près.
C'est de rentrer dans l'état de ton père?
PEDRO, avec feu.
N'en croyez rien, madame. Ahl qui connut deux jours Le fruit de la science, en veut goûter toujours. Ferez-vous, dites-moi, travailler à la terre L'ami de Cicéron, de Virgile et d'Homère?
Le sort en est jeté; j'aime mieux aujourd'hui Expirer de besoin que d'expirer d'ennui.
LA COMTESSE, à part, avec joie.
C'est l'homme qu'il me faut.
(T Haut, « Ton pays?
« PEDRO
a Salamanque.
« LA COMTESSE
a Ton âge?
« PEDRO
« Vingt-six ans.
« LA COMTESSE
a Ton nom?
« PEDRO
« Pedro Delplanque.