‹ ThéatreChapitre 156 sur 253 · ACTE V, SCÈNE II 26f · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II 26f

PEDRO, Je regardant fixement.

Eh ! dis donc, je te prie, Crains-tu de mourir?

GUSMAN, vivement.

Moi?... je méprise la vie; Mon courage, mon cher, est au niveau du tien.

Retombant dans sa nonchalance.

Mais il eût mieux valu ne se mêler de rien.

PEDRO, s* animant tout à coup»

Notre cause, après tout, n*est pas désespérée...

Elle est belle !

PEDRO

Je tiens la victoire assurée Si je pouvais brouiller Berlips avec le roi ; Et peut-être bientôt y parviendrai-je !

GUSMAN, ricanante

Toi?

Un chétif vermisseau !

PEDRO, froidement.

C'est là mon avantage.

Sans être vu, je vois de près chaque rouage.

SCÈ17>C^ II

LA COMTESSE, PEDRO, GUSMAN, l'Alguasil.

LA COMTESSE, à part, dans le fond.

Le bachelier paraît abattu; frappons fort, Et j'aurai des aveux.

GUSMAN, à part.

Elle a ri ; Pèdre est mort !

LA COMTESSE, présentant un papier ouvert à Pedro, Ton arrêt est porté.

PEDRO, lisant.

Prison perpétuelle!

LA COMTESSE, d*un ton tris doux.

Mais on peut modérer cette peine cruelle..

Vdbservant, Mon but est de punir la tête et non le bras; Livre-moi tes amis...

PEDRO, avec dignité.

Je ne vous comprends pas.

LA COMTESSE

Comment donc! un refus? c'est fier, c'est héroïque! Mais où te conduira ce dévoûment... classique?

A Gusman, Et toi, jeune indolent, qui sans doute as tout vu. Dans le péril commun du moins parleras-tu?

GUSMAN, sèchement.

Non.

LA COMTESSE,/^ contrefaisant .

Non?...

GUSMAN

Cela n'est pas dans ma manière d'être.

LA COMTESSE

Prends-y garde, ta vie est en danger peut-être!

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