ACTE V, SCÊNB II
G u S M A N, avec chaleur.
Moi, trahir Tamitié par la peur des bourreaux? Jamais !
LA COMTESSE, avec iron ie et gaieté.
Décidément, je ne vois que héros I A part et en éclatant tout à coup. Il est temps, à la fin, que mon bras se révèle; Frappons !
A part.
Mais le moyen de poursuivre Isabelle?
Cachée à l'ambassade, elle y peut, à son gré. Affronter mon pouvoir; cet asile est sacré.
RéflécJjissant.
Pour les en arracher quel ressort trouverai-je?... Une transaction...
S* asseyant vivement.
Bienl oh! Texcellent piège!
Elle sonne deux fois et écrit rapidement deux lettres. Un valet et Fahricio se présentent.
Pour le comte d'Harcourt.
A Fahricio.
Toi, pour la reine... attend.
PEDRO, à part.
J'entrevois un moyen!...
Bas au vieillard.
Ici dans un instant.
Au lieu de sortir, Fahricio se glisse dans le cabinet latéral gauche.
LA COMTESSE, à Pedro, avec une ironie amère.
Adieu donc, Régulus, digne soutien de Rome!
Adieu, Caton l'Ancien... ou tout autre grand homme!
Elle sort par le fond.
SCÈS/^E III
PEDRO, GUSMAN, l'Alguasu.
PEDRO, àbîmi dans ses réflexions»
Ce que je viens de voir m'est-il bien arrivé?... Suis-je captif ici? ne Tai-je pas rêvé?...
GUSMAN
Ma foi, je voudrais bien, moi, que ce fût un rêve.
PEDRO
J'ai devant moi peut-être une heure ou deux de trêve...
Avec un élan de joie.
Une heure I En pareil cas, une heure est un trésor I Je vis, j'ai de l'espoir, je puis lutter encor! ! !
SCÈS^E IV
FABRICIO, PEDRO, GUSMAN, l'Alguasil.
F A B R I G I o , entr* ouvrant la porte du cabinet de gauche,
une lettre à la main.
Étes-vous seuls?
PEDRO, vivement.
Oui, viens, donne, je veux connaître.