ACTE II, SCÈNE VII
BÉCLARD
Pauvre, pauvre Julien !
Avec tendresse.
Vous n'avez plus de mère; Je le sais, je prends part à votre peine amère. Mais la vie est possible encor...
Lui tendant la main.
Je veux tâcher, .
A force de bons soins, de vous y rattacher.
Regardant Sophie, en souriant.
J'ai besoin justement d'un second secrétaire. Soyez-le.
JULIEN, avec empressement.
Volontiers.
SOPHIE, ^5 d Béclardy avec effroi,
O ciel, qu'allez-vous faire?
BÉCLARD, has et étonné, T'obéir.
SOPHIE, visiblement contrariée, M'obéir?
BÉCLARD, toujours hoS .
Quel caprice est le tien ?
Avec une teinte d'ironie.
Tu quittes ton avis, sitôt qu'il est le mien. Je ne céderai point à ton humeur légère.
Avec douceur.
D'ailleurs, j'aime beaucoup ce jeune homme, ma chère.
A Julien, Dans notre intérieur vous pourrez habiter.
Sophie fait un mouvement.
JULIEN, vivement.
Dans votre intérieur?...
Froidement,
Je ne puis accepter.
BÉCLARD, haut.
Vous?...
A part, avec la plus grande surprise.
Pour le coup, le sort y met de la malice; te protégé dit non comme la protectrice!...
Haut, Mais le motif?
JULIEN, embarrassé.
Monsieur...
BÉCLARD, comme frappé d'un trait de lumière.
Je vois votre embarras ! ! î
Avec bonté,
A votre indépendance on n'attentera pas.
Allez, rentrez, sortez librement; je veux être Votre ami, votre chef, et jamais votre maître.
Gaîment.
Ça, qu'avez-vous à dire à présent?
JULIEN, après avoir hésité.
Eh ! bien, oui.
A part.
Où serait le danger? J'aurai deux points d'appui,
Qui m'aideront à vaincre une funeste flamme :
Avec un soupir.
Les bontés du mari, les dédains de la femme.
BÉCLARD, à Julien.
Jeune homme, je vous suis; allez m'attendre là.
// lui montre son cabinet.