ACTE II, SCÈNE VIII
SCÈ!\^E VIII
BÉCLARD, SOPHIE
B É c L A R D , avec satisfact ion .
Mon choix te plaît-il?
SOPHIE, sèchement»
Non.
BÉCLARD
Comment, non? Qu*est cela?
SOPHIE
Non, vous dis-je.
BÉCLARD
Oh ! parbleu, je te trouve sévère ; Gaîtnent.
Celui-là sait pourtant l'orthographe, ma chère!
Avec intérêt.
Est-ce que par hasard il t'a manqué, dis-moi?
SOPHIE, avec empressement.
Ce jeune homme? Jamais.
BÉCLARD, avec un peu d* impatience.
Alors, explique-toi, Sophie, et sans retard dissipe ce nuage.
Quels sont sts torts, voyons?
SOPHIE, embarrassée.
Ses torts?...
BÉCLARD, r observant.
Oui.
SOPHIE
Son visage.
Résolument.
Ne me plaît pas du tout.
BÉCLARD, avec une douce ironie.
Son visage, vraiment, Est-il donc obligé d'avoir ton agrément?
Je Ten dispense, moi.
SOPHIE, piquée.
Mais plus je le regarde.
Moins son air me convient!
BÉCLARD, tris froidement.
En ce cas, je le garde...
Avec aménité, en la voyant faire la moue.
Mon but n'est pas d'ailleurs de te blesser, mais bien D'acquitter une dette envers ce bon Julien.
SCÈD^E IX
SOPHIE, BÉCLARD, ADÈLE dans la coulisse.
ADÈLE, de la coulisse avec pétulance.
Laissez-moi, laissez-moi, car je veux la surprendre.
SOPHIE, se retournant.
Adèle!... A ce bonheur j'étais loin de m'attendre!