ACTE II, SCÈNE XII 3fl
SOPHIE, avec feu.
Que je te porte envie !
ADÈLE, bas et finement à Sophie.
Écoute bien.
Haut et avec un soupir.
Je crains de n'y pas assister; Regardant son mari.
Car, il faut...
BÉCIARD.
Que faut-il?
Adèle cotitinue de se taire.
SOPHIE
Que peux-tu redouter?
ADÈLE, les yeux baissés.
11 faut Tassentiment de mon seigneur et maître.
^îîe regarde timidefjtetit Surviîîe*
SURVILLE, avec empressement et honJxmiie.
Eh! bienl...
ADÈLE, bas et sévèrement à son mari.
Je vous défends, monsieur, de le permettre.
SURVILLE, prenant tout à coup un air impérieux. Eh ! bien, vous n'irez pas, madame.
ADÈLE, affectant l'intimidation.
O ciel !
SOPHIE, à part.
Grand Dieu!
Bas à Surville.
Vous êtes trop sévère!
3f2 LA FILLEULE OU LES DEUX AGES
BÉCLARD, à part, galment*
Il commande, parbleu!
SOPHIE, à Surviïle, avec douceur.
Vous croyez qu'elle va franchir fossés, barrière? Adèle prudemment se tiendra par derrière;
A son amie.
N'est-ce pas convenu ?
Adèle reste silencieuse,
s U R V I L L E, cherchant à lire dans ses yeux.
Ma chère, en ce cas-là.
Tu peux partir.
ADÈLE, résolument.
Je reste.
s u R V I L L E , déconcerté.
Et pourquoi donc cela?...
ADÈLE, humblement.
Le devoir d'une femme est dans l'obéissance; Vous l'avez défendu.
s u R V I L L E, avec feu et d'une voix forte. Je lève la défense.
ADÈLE, froidement.
Je la maintiens; ton cœur s'est exprimé d'abord.
SOPHIE^ affectueusement à Adèle.
Mais dès lors, chère enfant, qu'il convient de son tort. Il faut lui pardonner un peu de brusquerie.
BÉCLARD, bas à Survilk.
Vous avez été vif!...