ACTE IV, SCÈNE XUI
BÉCLARD, à pari.
Si ce n'est que Julien I.,.
Changeant de Ion,
Mais mon vieux secrétaire Est si peu clairvoyant! Pour percer ce mystère Interrogeons Sophie.
Haut, et en simulant V embarras.
Il faut qu'avec rougeur Je te fasse un aveu...
Sophie le regarde avec surprise.
J'ai douté de ton cœur.
SOPHIE
Mon... cœur?...
BÉCLARD, à part.
Elle a frémi!
Haut et en l'observant.
Bien plus, te le dirai-je?
Je me suis oublié jusqu'à te tendre un piège.
SOPHIE
Un piège ! ! !
BÉCLARD, brusquement.
Sais-tu bien quel était mon projet?
D'attirer mon rival, là, dans ce cabinet.
D'entrer, le fer en main, de me faire justice,
j4vec véhémence.
Et de le jeter mort aux pieds de sa complice! I !...
SOPHIE, à part.
Ciel!
BÉCLARD, avec jorce, et en ne la quittant pas des yeux. Tel était mon plan, je t'en fais l'humble aveu.
A part.
Comme son front pâlit!
SOPHIE, à pari, avec élan.
Protégez-moi, mon Dieu!
Oscar parait.
BÉCLARD, avec un rire amer et lui saisissant le bras.
J'avais tort, n'est-ce pas, de soupçonner Sophie?... Mais que presses-tu là sous tes pieds, je te prie?
SOPHIE, couvrant avec vivacité l'objet désigné. Rien.
BÉCLARD, plus amèrement encore.
Quoi, rien?... C'est un gant.
SOPHIE
Un... gant?...
BÉCLARD, le ramassant.
Et le voici !
Avec indignation.
C'est un gant d'homme ! . . .
H le lui montre.
Un homme. .. Un homme est donc ici ?..
Je sais qui ! ! !
// s'élance vers son cabinet; les époux Surville paraissent dans le fond du théâtre.
SOPHIE, avec la plus vive exaltation, et en lui barrant
le passage.
Dieu! Quel est votre but?
BÉCLARD, d^unê voix forte, et en la poussant devant lui.
De connaître Mon vainqueur.