ACTE IV, SCÈNE XIII 42f
SOPHIE, éperdue.
Arrêtez !
BÉCLARD, la poussant toujours . i
De démasquer un traître!
Avec impétuosité.
Je veux le châtier, jouir de son effroi...
SOPHIE
Des pistolets, grand Dieu I
Luttant avec plus d'énergie encore.
Par pitié I
BÉCLARD, d^une voix tonnante.
Laissez-moi.
SOPHIE
Au nom du ciel, au nom du saint nœud qui nous lie!...
BÉCLARD, un pistolet à la main, et après V avoir jetée évanouie sur un fauteuil. ^
Paraissez, maréchal, défendez votre vie...
Quoi I le lâche se tait I
Béclard agite violemment la clef dans la serrure,
ADÈiEy bas à Surville, toujours au fond du théâtre.
Vite un heureux effort; Arrachez le plus faible aux griffes du plus fort. Ehl bien, pour le mal seul êtes-vous donc habile?
Elle le pousse en avant vers Lambert.
BÉCLARD, avec colère.
On a mis les verroux!...
LAMBERT, d'une voix tonnante.
Le comte de Surville.
Adèle rentre dans son cabinet.
B É c L A R D , s' arrêtant brusquement .
Surville!!!...
Avec fermeté.
Eh! que m'importe? Il me reste un moyen. C'est l'appel à la force.
S* emparant d'une pince.
Allons! qu'il soit le mien!
SOPHIE, quittant vivement son fauteuil, et se plaçant, V œil en feu,
entre le général et le cabinet.
Oscar est là, grand Dieu! Auriez-vous la pensée D'achever, sous ses yeux, la scène commencée?...
B É c L A R D , effrayé de son exaltation .
Non!... Remettez le calme en vos sens agités;
Froidement, J'aurai plus de raison que vous ne méritez.
Uune voix forte, et en regardant le cabinet qu'occupe fulien. Ma vengeance attendra, je veux bien la suspendre! Celui qui vous inspire un intérêt si tendre, Restera prisonnier dans cette pièce-ci.
// ferme la porte à double tour et retire la clef
Pour lui faire pendant, je vous enferme ici;
// montre le cabinet opposé.
Et, le duel fini, je reviendrai terrible,
Fièrement, Examiner de près ce rival invisible! ! !...
Avec véhémence.
Entrez, madame, entrez.
// la conduit par la main très poliment dans le cabinet opposé, ferme à double tour, et dte la clef
Lambert! écoute bien.