‹ ThéatreChapitre 51 sur 253 · ACTE III, SCèNE XI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCèNE XI

S É RA P H I N E , ^enfuyant à droite.

Miséricorde !

VINCENT

Pourquoi donc vous enfuir, lorsque je vous aborde?

CYPRIEN, confus.

Quoi! c'était de Tamour? O Jésus mon Sauveurl

SÉRAPHINS, cachant sa tête dans ses mains.

De l'amour, sainte Vierge! Ah! je tremble de peur.

VINCENT

Mon Dieu, que votre crainte est peu judicieuse!

SÉRAPHINE

J'allais, aujourd'hui même, être religieuse I

VINCENT

Eh bien! ne soyez pas religieuse.

CYPRIEN

Et moi Sous-diacre!

VINCENT

Quittez l'Église sans effroi.

Vous n'avez pas encor fait de vœux.

CYPRIEN

Mais, mon père, Ai-je en eff^et le droit de quitter ma carrière? Ceux par qui j'ai reçu mon éducation.

Mettaient à leur bienfait une condition.

VINCENT

Ce scrupule me plaît, mais votre erreur est grande. A sa vocation personne ne commande.

MADAME FROMAGEOT.

Ainsi, tout est manqué?

MADAME CAQUELARD.

Tant mieux !

MADAME FROMAGEOT, vivetnent.

Tant pis, ma chère!

BAUDET, avec joie.

Pas de vœux; bien, très bieni

MADAME CAQUELARD, du même air.

Pas d'ordination I

VINCENT

Tous deux s'étaient mépris sur leur vocation; Mais j'ai lu dans leur cœur pur et sans artifice. Et n'ai pas dû laisser finir le sacrifice.

Quant à votre scrupule, enfans, souvenez-vous Que le Dieu des chrétiens n'est pas le Dieu jaloux. 11 ne s'offense pas, quand un cœur se partage. Et c'est l'aimer encor que d'aimer son ouvrage.

Il sort avec Us deux jeunes gens et Béatrix.

SCÈD^E XIII

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