‹ ThéatreChapitre 52 sur 253 · ACTE m, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XIV

MADAME FROMAGEOT.

Contrarier leurs vœux!

BAUDET

MADAME FROMAGEOT.

C'est mal !

CATHERINE

C'est odieux !

MADAME FROMAGEOT.

Ce changement me cause une peine infinie, J'aurais désiré voir l'autre cérémonie.

Elles sortent,

CATHERINE

Si je perds un moment, leur succès est certain; Courons vite chercher monsieur l'abbé Martin.

Elle sort.

SCÈi^E XIV

BAUDET, seul.

Hier encor, le curé me disait : « Séraphine a Ne pense plus qu'au Ciel, et cela me chagrine. » Sans honte je pouvais m'efFacer devant Dieu:

Mais devant Cyprien, non pas! non pas morbleu! On sait ce que l'on vaut; je tiens bon, je persiste. Préférer à Baudet un sot séminariste!

* Et Ton croit que cela va s'arranger ainsi.

* Non, non Deux intérêts sont en présence ici,

* Je me range aujourd'hui dans le parti contraire;

* J'étais pour le curé, je suis pour le vicaire. Autant l'abbé Vinc^it m'avait vu bon ami, Autant il va me voir implacable ennemi.

Il sait que je suis ferme et que j'ai du courage, Eh bien I c'est contre lui que j'en vais faire usage. A servir son rival, mon intérêt est clair; J'épouse Séraphine et je suis magister!...

SCÈS/^E XV BAUDET,^MADAME CAQUELARD.

BAUDET

Ah!... je pensais à vous; le sort me favorise.

MADAME CAQUELARD, vivemetlt.

Et moi, je vous cherchais! Nous touchons à la crise.

Nous sommes talonnés par les événemens.

MADAME CAQUELARD.

Point de scrupules donc.

BAUDET

De sots ménagemens.

MADAME CAQUELARD

Entre nous, désormais, entière confiance.

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